Femme de ménage CESU en arrêt maladie : vos responsabilités en tant qu’employeur

L’arrêt maladie d’une femme de ménage employée via le CESU suspend temporairement le contrat de travail, entraînant la cessation temporaire du versement du salaire par l’employeur. Ce guide détaille les démarches légales et les droits à indemnités pour les deux parties.

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Mise à jour : 04/02/2025Publié : 04/02/2025

Alors que la gestion administrative d’un contrat CESU repose essentiellement sur l’employeur, l’arrêt maladie est une situation pour laquelle la salariée CESU a énormément de démarches à gérer. Employée ou employeur, vous vous posez certainement de nombreuses questions : comment gérer le salaire ? Que déclarer et à qui ? Comment obtenir des indemnités ? Quelles sont vos obligations légales ?

Face à une complexité administrative et juridique, DomiSimpli offre une aide précieuse.

 

Ce que dit la loi : suspension temporaire du contrat de travail

Il faut savoir ce que représente un arrêt maladie aux yeux de la loi pour comprendre ensuite les droits et les obligations de chacun.

Premier point : un arrêt maladie n’existe que si le salarié a vu un médecin qui a rédigé un “avis d’arrêt de travail”.

Second point : un arrêt maladie correspond à une suspension temporaire du contrat de travail. Concrètement, cela signifie que :

  • La salariée ne travaille pas.
  • La salariée ne perçoit plus son salaire, mais peut avoir droit à une indemnisation (nous détaillons ce point plus loin).
  • La salariée n’acquiert pas d’ancienneté durant un arrêt maladie ordinaire (exemple : l’employée a la grippe). Mais si l'arrêt maladie est dû à une maladie professionnelle, à un accident professionnel ou à un accident du trajet, la salariée continue d’acquérir de l’ancienneté durant cette période.
  • La salariée doit respecter une obligation de loyauté envers son employeur. En clair, cela veut dire qu’elle n’a pas le droit de divulguer des données confidentielles sur son employeur.

Si tout cela vous semble un peu vague, nous allons maintenant vous expliquer les droits de la femme de ménage en arrêt maladie.

 

Les droits de l’employée en cas d'arrêt maladie

En cas d’arrêt maladie, la salariée conserve des droits.

Acquérir des congés payés

Comment ça marche ?

L’article 37 de la loi du 22 avril 2024 portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne a rendu le Code du travail français conforme au droit européen sur le sujet des congés payés, dans le cas d’un arrêt maladie.

À présent, la salariée continue d'acquérir des congés payés pendant un arrêt pour maladie, 2 jours ouvrables de congés par mois, soit 24 jours par an.

Ne confondez pas avec les arrêts maladie liés à une maladie professionnelle : dans ce cas, la salariée acquiert 2,5 jours de congés par mois.

Bon à savoir : vous êtes en arrêt maladie pendant vos congés payés ? Pas d’inquiétude, ils ne sont pas perdus, vous pourrez les récupérer plus tard.

Une loi rétroactive

De plus, la loi est rétroactive, c’est-à-dire qu’elle ne s'applique pas seulement aux périodes d'arrêt maladie qui ont lieu depuis son entrée en vigueur (24 avril 2024), mais également aux arrêts maladie qui ont lieu après le 1er décembre 2009.

Exemple : Valérie était en arrêt maladie pendant 2 semaines en 2010. La loi s’applique à cette période et elle peut donc revendiquer ses droits.

La rétroactivité est limitée

Cela dit, la loi n’est pas rétroactive de manière illimitée, même pour un arrêt maladie qui a lieu après le 1er décembre 2009 ! La salariée doit revendiquer ses droits dans un délai précis :

1️⃣ Cas n°1 : la salariée ne travaille plus pour l'employeur qui l'embauche au moment de son arrêt maladie. Elle a un délai de 3 ans après son départ pour réclamer des congés payés.

Exemple : Sophie a quitté son employeur en janvier 2020. Elle a été en arrêt maladie non professionnelle pendant 4 mois en 2018. Sophie ne peut plus agir, car plus de 3 ans se sont écoulés depuis son départ (janvier 2023).

2️⃣ Cas n°2 : la salariée travaille pour le même employeur. Elle a un délai de 2 ans à partir de l’entrée en vigueur de la loi (24 avril 2024) pour réclamer des congés payés.

Exemple : Paula travaille pour le même employeur depuis 2010. Elle était en arrêt maladie non professionnelle pendant 3 mois en 2019. Paula peut réclamer ses congés payés pour son arrêt de 2019, à condition d’agir avant le 24 avril 2026 (2 ans après l'entrée en vigueur de la loi).

De plus, l’employée dispose de 15 mois maximum pour utiliser les congés payés acquis pendant un arrêt maladie.

Bon à savoir : l’employeur n’a pas d’obligation légale d’informer le salarié de cette loi. C’est au salarié de se tenir au courant ! C’est pourquoi l'application DomiSimpli est gratuite pour les employé(e)s et leur permet de bénéficier d’une veille juridique pour connaître leurs droits.     

Se former

Pendant un arrêt maladie, la salariée a le droit de suivre une formation, comme :

  • Une formation pour atteindre un objectif professionnel,
  • Un bilan de compétences,
  • Une action pour valider les acquis de l'expérience (VAE),
  • Une formation par apprentissage,
  • Une action d’accompagnement organisée par la CPAM.

Trois conditions doivent cependant être respectées pour y avoir droit :

  1. obtenir l'accord écrit de son médecin,
  2. s’assurer que la durée de la formation est compatible avec la durée de l'arrêt de travail,
  3. transmettre l’accord du médecin par courrier à sa CPAM.

Si la CPAM accepte cette demande, elle transmet un document écrit au salarié, à l'employeur et au médecin du travail.

Sortir du domicile

Sous certaines conditions, vous pouvez sortir de chez vous.

Tout d’abord, il faut respecter les heures de sortie. Sur l’arrêt de travail, il y a 3 options :

  1. Sorties non autorisées : votre médecin coche sur votre arrêt de travail la case "non". Vous ne pouvez alors pas vous absenter de chez vous pendant votre arrêt de travail, même en dehors des heures de présence obligatoires.
  2. Sorties autorisées : vous devez être chez vous de 9h à 11h et de 14h à 16h, sauf en cas de soins ou d'examens médicaux.
  3. Sorties sans restriction : vous sortez quand vous voulez, à condition que le médecin ait écrit sur l’arrêt de travail  le motif médical qui justifie sa décision.

Ensuite, vous pouvez également passer votre arrêt maladie ailleurs qu’à votre domicile :

  • Soit vous vous déplacez dans le même département : depuis juillet 2024, vous n’êtes plus obligé de demander une autorisation, mais vous devez informer (mail, téléphone, espace personnel en ligne) votre CPAM 15 jours avant votre départ.
  • Soit vous vous déplacez hors de votre département : vous devez demander l'accord de votre CPAM 15 jours avant votre départ.
Bon à savoir : la CPAM peut organiser un contrôle pour vérifier que vous êtes chez vous pendant les heures d'interdiction de sortie (contrôle administratif) et que votre état de santé justifie l'arrêt de travail (contrôle médical).  Vous n’êtes jamais prévenue à l’avance d’un contrôle. Ce contrôle peut également être demandé par l’employeur. En cas de fraude, vous ne percevrez plus vos indemnités et vous devrez les rembourser.


Les obligations de l’employeur face à un arrêt maladie

Elles sont peu nombreuses, mais essentielles.

Informer la salariée des jours de congé qu’il lui reste

L’article L3141-19-3 de la loi du 22 avril 2024 portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne précise que lorsque la salariée revient de son arrêt maladie, et au plus tard 1 mois après la reprise du travail, l’employeur doit lui donner 2 informations :

  1. Le nombre de jours de congés dont dispose la salariée,
  2. La date limite jusqu'à laquelle elle a le droit de prendre ces congés.

Comment transmettre cette information à la salariée ? La loi évoque “tout moyen conférant date certaine à leur réception, notamment au moyen du bulletin de paie”.

Nous vous conseillons d’utiliser soit le bulletin de paie, soit de rédiger un document écrit en 2 exemplaires (l’un que vous gardez, l’autre pour votre salariée) que vous ferez dater et signer par votre salariée.

Organiser une visite médicale de reprise du travail dans certains cas

D’après l’article R4624-31 du Code du Travail, une visite médicale de reprise du travail est obligatoire après : 

  1. un accident ou une maladie (non professionnels) qui ont causé un arrêt de 60 jours ou plus,
  2. un accident de travail qui a causé un arrêt de 30 jours ou plus,
  3. un arrêt pour maladie professionnelle, quelle que soit la durée,
  4. un congé maternité. 

Elle doit avoir lieu le jour de la reprise ou dans les 8 jours suivants, auprès de la médecine du travail.

Chez DomiSimpli, nous comprenons que cette charge administrative est lourde pour l’employeur, c’est pourquoi notre application vous aide à chaque étape de l’arrêt maladie de votre femme de ménage.

Quelles sont les sanctions si l’employeur ne respecte pas ses obligations ?

Les employeurs qui ne respectent pas leurs obligations peuvent s’exposer à un litige et la salariée peut saisir le Conseil des Prud’hommes.

Si l’employeur n’organise pas la visite médicale de reprise, ou en dehors de la période réglementaire,  c’est considéré comme un préjudice causé à la salariée. Ainsi, elle peut demander des dommages et intérêts. De plus, la Cour de cassation a admis que ce cas peut être considéré par la salariée comme une rupture du contrat de travail.

Ne prenez aucun risque, utilisez DomiSimpli pour bénéficier d’une assistance afin de trouver une réponse à vos questions.


Quelles démarches effectuer en cas d’arrêt maladie ?

La salariée a beaucoup plus de démarches à faire que l’employeur.

Les démarches de la salariée

Étape 1 : je préviens mon employeur

Vous êtes malade ? N’attendez pas, prévenez aussitôt votre employeur, par téléphone, email… Dès que vous obtenez un arrêt de travail, recontactez votre employeur pour l’avertir.

Étape 2 : j’obtiens les justificatifs nécessaires

Tout d’abord, la salariée doit consulter un médecin et obtenir un arrêt de travail au plus tard dans les 48h qui suivent l’impossibilité d’aller travailler.

De plus, elle doit également remplir une attestation sur l'honneur pour le paiement des indemnités journalières qui servira à percevoir des indemnités de la part de la Sécurité Sociale et de la Prévoyance.

Étape 3 : je transmets les documents

Pour la Caisse primaire d’Assurance Maladie (CPAM) :

  • les volets 1 et 2 du formulaire d’avis d’arrêt de travail. Il est possible que votre médecin les transmette directement à la CPAM.
  • l’attestation sur l'honneur.

Pour l’employeur, la salariée envoie le volet 3 (ou une copie) à chacun de ses employeurs. La salariée n’a rien à transmettre au CESU !

👉 Nous vous conseillons de garder l’original du volet 3 pour vous et d'envoyer une copie à votre ou vos employeurs. Vous pouvez par exemple le scanner ou le photographier et l'enregistrer dans l’espace de stockage partagé proposé par DomiSimpli.

Bon à savoir : informer votre employeur et lui transmettre le volet 3 est une obligation. Si vous ne la respectez pas, vous risquez alors une sanction disciplinaire qui peut aller jusqu'au licenciement pour faute.


Les démarches de l’employeur

C’est très simple : l’employeur n’a rien à déclarer au CESU, ni à aucun autre organisme. Il devait auparavant transmettre le fameux formulaire Cerfa N°11135*04, ou “attestation de salaire”. Ce n’est plus le cas actuellement.

Les seules démarches qu’il doit faire sont : 

  • demander à la salariée de lui envoyer le volet 3 de son arrêt maladie, si elle ne l’envoie pas d'elle-même.
  • organiser une visite médicale de reprise du travail dans certains cas, comme nous l’avons vu plus haut. Et c’est tout.

 

L’employeur doit-il verser le salaire de son employée pendant l’arrêt maladie ?

Puisque le contrat de travail est suspendu, comme nous l’avons vu plus haut, l’employeur ne rémunère pas son employée pendant un arrêt maladie.

Cependant, si la salariée malade travaille dans les départements du Haut-Rhin (68), du Bas-Rhin (67), ou de la Moselle (57), c’est le droit local qui s’applique. L’employeur doit la rémunérer :

  • à 100 % pendant les 3 jours de carence de la Sécurité Sociale
  • en complément des indemnités journalières de la Sécurité Sociale par la suite, pour que son salaire soit maintenu à 100 %.

Mais pendant combien de temps ? L’article L1226-23 du Code du Travail indique « une durée relativement sans importance »… C’est vague. La jurisprudence a donc fixé cette période à environ 6 semaines, mais cela peut être davantage, selon l'ancienneté de la salariée.

 

Les indemnités perçues par la femme de ménage en arrêt maladie

Sous certaines conditions, la Sécurité sociale ainsi que la Prévoyance IRCEM indemnisent la salariée afin qu’elle ne soit pas sans ressources, le temps de l’arrêt maladie.

Les indemnités journalières versées par la Sécurité Sociale

Le droit français prévoit 3 jours de carence en cas d’arrêt maladie, c’est-à-dire que la salariée ne peut percevoir des indemnités qu’à partir du quatrième  jour d’arrêt maladie, à condition de  :

  • avoir travaillé 150 heures pendant les 3 derniers mois avant l’arrêt, pour les arrêts de moins de 6 mois.
  • avoir travaillé 600 heures durant les 12 derniers mois avant l’arrêt, pour les arrêts de plus de 6 mois. 

Le délai de carence ne s'applique pas si la salariée :

  • bénéficie d’une prolongation d'arrêt de travail, y compris si elle a repris le travail entre l’arrêt initial et la prolongation. La condition est que la reprise du travail soit de 48h maximum.
  • bénéficie d’arrêts maladie successifs à cause d’une ALD (affection de longue durée) comme le cancer ou l’infarctus, par exemple ; dans ce cas, seul le premier arrêt maladie est soumis au jours de carence, les autres non.
  • est en arrêt pour maladie professionnelle ou pour accident du travail.
  • est en arrêt à cause d’une fausse couche avant la fin de la 22e semaine d'aménorrhée.
  • est en arrêt à cause d’une interruption médicale de grossesse (IMG).
  • travaille dans les départements du Haut-Rhin (68), du Bas-Rhin (67), ou de la Moselle (57).

Quel est le montant de ces indemnités journalières ? Elles sont calculées sur la moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois qui précèdent l’arrêt de travail.

La Sécurité Sociale verse à la salariée 50% de son salaire de base.


Les indemnités complémentaires versées par la Prévoyance IRCEM

À partir du 8ème jour d’arrêt maladie (ou même du 1er jour en cas d’accident du travail ou d'une maladie professionnelle), la femme de ménage malade peut bénéficier d’une indemnisation complémentaire versée par l’IRCEM Prévoyance. 

Bon à savoir : en cas de problème de santé, le salarié CESU peut avoir affaire peut avoir affaire à 3 organismes :
La Sécurité Sociale.
L’IRCEM Prévoyance complète la Sécurité Sociale. Dès que vous êtes déclaré au CESU, vous y êtes automatiquement affilié et l’organisme est directement informé par la Sécurité sociale en cas d’arrêt de travail.
La mutuelle couvre les frais médicaux non remboursés. Elle est optionnelle. DomiSimpli a des partenaires mutualistes qui permettront prochainement de proposer des mutuelles performantes à des tarifs avantageux aux salariés CESU.

Les indemnités additionnées de la Sécurité Sociale et de la Prévoyance IRCEM correspondent à 81,80% du salaire brut de la salariée.

Pour bénéficier du versement de l’indemnité complémentaire, la salariée doit :

  1. Avoir conclu un contrat de travail avec le particulier employeur au 1er jour de l'arrêt de travail,
  2. Avoir informé son employeur de sa situation,
  3. Accepter une éventuelle contre-visite médicale,
  4. Avoir transmis l'arrêt de travail dans un délai de 48 heures,
  5. Justifier de salaires réguliers dans le secteur de l’emploi à domicile, soit par des salaires mensuels consécutifs pendant les 6 derniers mois, soit par la cotisation sur les 4 derniers trimestres à hauteur de 40% du montant minimum de vieillesse et d’invalidité.

Soyez au courant de vos droits grâce à l’application DomiSimpli.


Peut-on mettre fin à un contrat CESU pendant un arrêt maladie ?

Oui, que ce soit de la part de l’employé, de l’employeur ou d’un accord commun. L’employeur doit alors rédiger les documents de fin de contrat : attestation France Travail, certificat de travail et solde de tout compte.

Soyez vigilant en cas de licenciement, soumis à des règles strictes. En cas de maladie ou d’accident d’origine non professionnelle, l’employeur peut licencier le salarié en arrêt maladie seulement si deux conditions sont réunies :

  1. L’arrêt maladie cause une gêne dans la vie quotidienne de l’employeur.
  2. Il est nécessaire de remplacer définitivement le salarié malade par un salarié recruté en CDI.

Bon à savoir : il est totalement illégal de licencier une salariée CESU pendant son congé maternité. En revanche, il est possible de licencier la salariée pendant sa grossesse si 2 conditions sont réunies :
1) le licenciement n’a rien à voir avec la grossesse,
2) le licenciement est impératif et justifiable (exemple : un déménagement).

Quant à la salariée, elle garde le droit dedémissionnerpendant un arrêt maladie.


Combien de temps peut durer un arrêt maladie CESU ?

C’est variable.

Les durées maximales en fonction des cas

La durée d'un arrêt maladie dépend du type d'affection dont souffre la salariée :

  1. L’arrêt maladie ordinaire est indemnisé pour une durée de 6 mois maximum avec 3 jours de carence.
  2. L’arrêt maladie pour affection de longue durée (ALD) est indemnisé pour une durée de 6 mois à 3 ans maximum sans jour de carence. La liste des ALD est disponible à l’article D160-4 du Code de la sécurité sociale. Elle regroupe plusieurs maladies telles que AVC invalidant, diabète, cancer, maladie de Parkinson…

Par ailleurs, un arrêt maladie ordinaire n’obéit pas aux mêmes règles qu’un arrêt pour maladie professionnelle.

Une maladie peut être considérée comme professionnelle lorsqu'elle apparaît à cause de votre activité. La majorité d’entre elles sont listées dans le tableau des maladies professionnelles du Code de la sécurité sociale. Il n’existe aucune durée maximum d’un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle.

Que faire en cas de prolongation d’arrêt maladie ?

La procédure est exactement la même que pour l’arrêt de travail initial : la salariée informe son employeur, transmet les volets n°1 et 2 à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et le volet n°3 de l'avis de prolongation à son employeur, dans un délai de 48 heures.

Les obligations de la salariée sont identiques : respecter les horaires de sorties autorisées, accepter les contrôles médicaux…

La seule différence avec l’arrêt de travail initial est qu’il n’y a aucun jour de carence en cas de prolongation.

DomiSimpli propose un planning partagé pour gérer les absences, les maladies et les congés.


Comment gérer la continuité des services pendant l’arrêt maladie ?

En tant qu’employeur, vous pouvez avoir un besoin impératif qu’une femme de ménage travaille chez vous.

Recruter temporairement une autre femme de ménage

Un contrat CESU est le plus souvent un CDI et le CDD ne peut être utilisé que dans certains cas bien précis.

Bonne nouvelle, c’est le cas ici ! Vous pouvez recruter un salarié en CDD pour remplacer votre femme de ménage habituelle.

Souvenez-vous qu’un CDD n’est pas modifiable et que vous devez donc réfléchir soigneusement aux termes du contrat de travail.

Faire appel à une agence spécialisée pour une solution transitoire

Nous avons détaillé dans notre article sur les avantages et les inconvénients du CESU les différentes options, dont les agences prestataires et mandataires qui peuvent vous dépanner le temps que votre femme de ménage revienne travailler.

Bien entendu, faire appel à un prestataire vous coûtera plus cher que si vous gérez tout vous-mêmes avec un contrat CESU en CDD. Cela vous inquiète ? DomiSimpli vous permet de faire le bon choix.

En conclusion, que vous soyez employeur ou employée, cet article vous a donné les clés essentielles pour comprendre vos droits et vos devoirs en cas d’arrêt maladie.